Me voici de retour de New-York où je me suis rendu pour l’Audio Branding Congress. Soyons francs, cette petite escapade américaine a été des plus réjouissantes. Un temps superbe, des heures à marcher dans Manhattan, un petit détours pour saluer les Occupy Wall Street et quelques réunions de travail prometteuses. Je n’en n’oublie pas pour autant l’Audio Branding Congress. Si le Congrès a pour partie été un poil décevant sur le contenu des présentations, à titre personnel, il a été riche d’enseignements sur l’état du métier à l’échelle du monde et sur l’avance dont nous disposons tant en matière d’expertise comme d’expérience. Et puis, là aussi on peut s’en réjouir, Sixième Son a été largement à l’honneur, à deux doigts du Grand Chelem. Tout d’abord, parlons du Grand Prix de l’Audio Branding Award. Sixième Son devient vice-champion du monde mais nous aurions dû faire mieux. Assez vite, les participants nous ont fait revêtir le statut de favori, ce qui nous a desservi, certains votes se détournant de nous tellement notre victoire semblait évidente. Ensuite, c’est finalement un projet allemand que nous avons eu comme principal et ultime adversaire. Or, le contingent allemand présentait plus de 20% des votants, ce qui constituait un avantage certain. Rappelons que l’Audio Brand Academy qui organisait ce prix est une société basée en Allemagne et que pas moins de 5 agences allemandes en sont membres. Bref, c’est par le plus petit des écarts que nous avons échoué : il nous a manqué une seule voie sur environ 120 suffrages exprimés. Il n’en demeure pas moins que le vote des Internautes nous a donné une large victoire avec 81% des Likes exprimés. Victoire ou défaite, je laisse chacun en juger mais je retiens le plaisir d’avoir vu les yeux de mes confrères briller lors de la présentation de Sixième Son et du cas SNCF. Ensuite, malgré la faiblesse du nombre d’interventions, le Congrès m’a apporté quelques informations intéressantes. J’aurai l’occasion, à travers mes prochains posts, de disséquer certaines d’entre elles. A chaud, ce qui m’a le plus frappé et ce qui est pour le moins intéressant, c’est la façon dont le métier est en train d’évoluer à travers le monde. Clairement, il y a trois agences qui investissent, qui embauchent, qui construisent une expertise très poussée. A l’inverse, près d’une soixantaine de structures ont moins de 5 salariés et investissent peu ou pas du tout dans leur outil de travail. Ce qui se dessine, c’est un métier à deux vitesses en fonction de la valeur ajoutée délivrée. L’un des orateurs du Congrès a présenté un baromètre et une statistique affolante : 50% des projets d’identité sonore traités à travers le monde ont un budget inférieur à 20 000 USD. Lors d’une autre présentation, un orateur a parlé d’un questionnaire administré à des agences de design musical et qui montre que la durée de vie moyenne des projets est de l’ordre de 3 ans. La conclusion illustre sous une forme différente ce que nous disons chez Sixième : le low cost, dans notre métier, ne dure pas alors que la marque, elle, a besoin d’outils durables pour se construire. Chez nous, la durée de vie moyenne d’un projet est de l’ordre de 12 ans. La vraie question est simple. Elle était sur le bout des lèvres de bien des profesionnels : les marques sauront-elles faire la différence de sorte que l’emporte le modèle à forte valeur ajoutée. Je parierai que oui mais ce que j’ignore, c’est le temps qu’il faudra pour que cette victoire s’impose à tous. A suivre donc.

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